Prions pour toutes les victimes de violences

Cet évangile était celui de la messe du vendredi 12 juin dernier, de la fête du Cœur sacré de Jésus, son cœur ouvert sur la Croix dont il est sorti du sang et de l’eau, les sacrements de l’Eglise. Dans les souffrances de sa Passion, depuis son agonie à Gethsémani jusqu’à sa mort sous les insultes et les moqueries, le Christ Jésus est venu rejoindre et soutenir toute personne qui souffre. Et nous Chrétiens ses disciples nous lui demandons de ne jamais être de ceux qui provoquent ces souffrances, mais de nous porter les uns les autres par la prière, et de porter secours à ceux qui souffrent.

Le 1er mystère douloureux du Rosaire rappelle leur détresse et leur angoisse ; le 2ème mystère douloureux, la flagellation est un supplice physique. « Pilate ordonna d’emmener Jésus pour le flageller » (Jn 19,1). 
Prions pour toutes les victimes de violences physiques, à qui, dans ce supplice, le Christ s’est uni, s’offrant en sacrifice, en « victime d’expiation pas seulement pour nos péchés mais ceux du monde entier » (1 Jn 2, 2).

Béni sois-tu Seigneur qui dans ta Passion viens rejoindre et soutenir toutes les victimes de violence physique, de torture, comme le fut ce supplice de ta flagellation. Donne-nous horreur de la violence, de ne jamais nous y habituer, ni de trouver plaisir à sa représentation. Donne-nous de dénoncer tout recours à la torture même pour soutirer des informations vitales, car il n’est jamais permis de faire le mal pour obtenir un bien. Seigneur, nous te prions.

Béni sois-tu Seigneur qui dans ta Passion viens rejoindre et soutenir toutes les victimes de violence physique, les populations de pays en guerre. Que leur malheur soit présent à notre esprit, que nous ne nous sentions pas en paix si cette paix n’est pas celle de toute l’humanité. Aux générations qui ont eu la chance de ne pas connaître la guerre, donne d’en comprendre l’horreur. Fais de nous des artisans de paix, Seigneur, nous te prions.

Béni sois-tu Seigneur qui dans ta Passion viens rejoindre et soutenir toutes les victimes de violence physique, qui souffrent la soif et la faim, épuisées, décharnées, sans sommeil, rien à boire et à manger, dont tu as porté Seigneur le cri sur la Croix : ‘J’ai soif’, soif d’amour, d’un verre d’eau, un morceau de pain. Que ceux d’entre nous qui le peuvent soutiennent les associations qui les secourent. Seigneur, nous te prions.

Béni sois-tu Seigneur qui dans ta Passion viens rejoindre et soutenir toutes les victimes de violence physique, de répressions sanglantes, militaires, policières, de forces de l’ordre de leur propre pays censées les protéger. Que nul ne se retrouve frappé, violenté par ses propres frères. Donne aux gouvernants le sens de leur mission au service de leurs concitoyens. Seigneur, nous te prions.

Béni sois-tu Seigneur qui dans ta Passion viens rejoindre et soutenir toutes les victimes de violence physique, du terrorisme et d’idéologies aveugles. Donne-nous de ne jamais laisser se dévoyer nos convictions en idéologies. Donne-nous de faire la différence essentielle entre une parole si malheureuse qu’elle soit et un coup volontairement porté à une personne. Le corps humain est sacré.

Béni sois-tu Seigneur qui dans ta Passion viens rejoindre et soutenir toutes les victimes de violence physique, du banditisme et de tous les vols avec violence. Eloigne de nous le pire démon de la cupidité, homicide depuis l’origine. Seigneur, nous te prions.

Béni sois-tu Seigneur qui dans ta Passion viens rejoindre et soutenir toutes les victimes de violence physique, de malades sous l’emprise de l’alcool ou la drogue, de déséquilibrés hors d’eux-mêmes, comme ces possédés de l’évangile que tu es venu délivrer. Bénis les soignants qui s’emploient à les soigner. Seigneur, nous te prions.

Béni sois-tu Seigneur qui dans ta Passion viens rejoindre et soutenir toutes les victimes de violence physique, de violences conjugales, de ces féminicides et toutes brutalités, parents d’enfants traumatisés. Que l’intercession de la Sainte Famille apaise les exaspérations avant d’exploser. Seigneur, nous te prions.

Béni sois-tu Seigneur qui dans ta Passion viens rejoindre et soutenir toutes les victimes de violence physique, d’abus sexuels, avec la honte immense qui est la nôtre dans l’Eglise. Face à ce fléau, que tous retrouvent le respect de chaque personne, de la femme, de l’enfant, de la sexualité. Le corps humain est sacré.

Béni sois-tu Seigneur qui dans ta Passion viens rejoindre et soutenir toutes les victimes de violence physique, de violence routière, de ces drames que le respect de la Loi aurait évités. « Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer » (1 P 5, 8). « Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances ». 

Cœur sacré de Jésus, doux et humble de cœur, donne-nous de rejeter toute violence. Le corps humain est sacré. Au garde qui le frappait pour sa réponse au grand prêtre, le Seigneur n’a pas tendu l’autre joue mais a répondu (Jn 18, 23) « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal ? Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? ».

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